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La bibliothèque du presse-papier — Traduction littéraire de l’anglais (Stevie Burges)

C’est en me baladant sur le site Reedsy Short Stories que je suis tombée sur cette histoire qui m’a immédiatement interpellée.

Plus qu’une envie de la traduire, c’était presque un besoin.
Sa mélancolie douce, son atmosphère feutrée et la magie subtile de son dénouement m’ont donné l’élan de me plonger dans la traduction dès la première lecture.


Résumé :
Dans cette nouvelle teintée de mélancolie et de magie, Mavis, une femme tout juste retraitée et isolée, trouve un petit emploi de nettoyage dans une vieille bibliothèque promise à la démolition. Au cœur des étagères poussiéreuses, elle découvre un étrange presse-papier en verre qui renferme… une autre vie. Entre solitude, réconfort et seconde chance, cette histoire explore la chaleur humaine là où on l’attend le moins.


Mon rôle dans ce projet :
J’ai réalisé la traduction intégrale de cette nouvelle courte de Stevie Burges, en respectant :

  • Le ton narratif : conserver la douceur mélancolique et l’humour discret de l’original.
  • Le rythme littéraire : alterner phrases longues et courtes, harmoniser les temps (passé simple / imparfait pour la narration, passé composé pour les dialogues).
  • Les images et détails : restituer les descriptions visuelles et sonores avec fidélité tout en adaptant les références culturelles pour un lectorat francophone.

Ce travail m’a permis de mettre en valeur mes compétences en traduction littéraire depuis l’anglais vers le français, notamment dans la restitution des nuances émotionnelles et du style d’un texte narratif contemporain.


Extrait bilingue


EN :
Mavis was now in her second year of retirement. Most days, she found things to do, but to be honest, she felt bored. Money was tight; it always had been.

For decades, she’d worked for a large cleaning company that serviced offices, shopping malls, and municipal buildings. The staffroom was always full of women, but they weren’t exceptionally social. They exchanged greetings, asked after each other’s families, then hurried home to husbands and children who needed feeding and fussing. After Clive’s early death, Mavis simply got on with it — took the extra shifts, did her job well, came home to a quiet house, made a small supper, watched the telly, and turned in early so she could rise again at 4:30 the next morning.
FR :
Mavis entamait sa deuxième année de retraite. La plupart du temps, elle trouvait de quoi s’occuper, mais honnêtement, elle s’ennuyait. Les temps étaient durs financièrement; ils l’avaient toujours été.

Elle avait travaillé pendant des décennies pour une grande société de nettoyage qui s’occupaient des bureaux, centres commerciaux, et bâtiments municipaux. La salle de repos était toujours remplie de femmes, mais elles n’étaient pas particulièrement sociables. Elles se saluaient, prenaient des nouvelles des familles des autres, puis se dépêchaient de rentrer chez elles retrouver maris et enfants qui avaient besoin d’être nourris et dorlotés. Après la mort prématurée de Clive, Mavis continua tout simplement sa routine. Elle faisait des heures supplémentaires, travaillait bien, rentrait dans sa maison silencieuse, se préparait un petit souper, regardait la télé, et se couchait tôt pour pouvoir se lever à nouveau à 4h30 le matin suivant.

EN :
Mavis found her first few weeks enjoyable yet tiring. She was working in what had once been the university’s central library. Over the years, various specialised libraries had been established, and as Dr Brown informed her, the main library had ultimately outgrown its usefulness. Dr Brown continued his work in the library, but as his retirement approached, a decision was made to close the old library. All fixtures and fittings would be auctioned off, and ultimately, the library would be demolished, with new university buildings constructed and allocated to various disciplines.

Days turned into weeks, and weeks into months. Mavis let herself into the Old Library each working day, and apart from Dr Brown, saw no one at all. She never questioned where anyone was—after all, this building was being prepared for demolition; everyone must be working elsewhere.
FR :
Mavis trouva ses premières semaines agréables mais fatigantes. Elle travaillait dans ce qui avait été autrefois la bibliothèque centrale de l’université. Au fil des ans, diverses bibliothèques spécialisées avaient été créées, et comme le lui avait expliqué le Dr Brown, la bibliothèque principale avait fini par devenir obsolète. Le Dr Brown continuait à travailler dans la bibliothèque mais à l’approche de sa retraite, la décision fut prise de fermer l’ancienne bibliothèque. Tout le mobilier et les équipements seraient vendus aux enchères, et finalement la bibliothèque serait démolie pour laisser place à de nouveaux bâtiments universitaires destinés à diverses disciplines.

Les jours devinrent semaines, et les semaines des mois. Mavis se rendait à la vieille Bibliothèque tous les jours ouvrables et, à part le Dr Brown, elle ne voyait personne. Elle ne demanda jamais où tout le monde était, après tout le bâtiment allait être démoli, tout le monde devait travailler ailleurs.
Crédit

Texte original : The Paperweight Library — © Stevie Burges
Traduction française : © Alexandra Bovio — Harmony Traduction


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