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Traducteurs: Les Héros Inaperçus de la Littérature

On les entend dans les coulisses.
On les lit, sans toujours les voir.
On les applaudit… parfois.
Mais dans les grands festivals littéraires, les traducteur·rices sont encore trop souvent les grand·es oublié·es de la scène.

Et pourtant, sans elles·eux, pas de voix étrangères, pas de chefs-d’œuvre venus d’ailleurs, pas de dialogues entre les cultures.

Alors que les festivals comme Translated By (Bristol) ou les Assises de la Traduction Littéraire à Arles mettent enfin en lumière ce métier de l’ombre, il est temps de vous révéler ce que peu de visiteurs savent vraiment sur ce travail essentiel.


🔍 1. La traduction littéraire, c’est de l’écriture… mais sans signer

Dans l’imaginaire collectif, un·e traducteur·rice transpose simplement un texte dans une autre langue. En réalité, il ou elle réécrit le livre dans toute sa finesse, son rythme, son style.

Traduire, c’est :

  • Interpréter des intentions implicites
  • Adapter des références culturelles
  • Recréer des effets poétiques ou comiques
  • Se glisser dans la voix d’un·e autre, sans jamais la trahir

🎭 Dans les festivals, on célèbre les auteur·rices – à juste titre. Mais le travail invisible de celles et ceux qui leur prêtent une voix dans d’autres langues reste trop peu mis en lumière.


🎤 2. Être traducteur·rice, c’est aussi être médiateur·rice culturel·le

Dans des événements comme Translated By, on assiste à une prise de parole grandissante des traducteur·rices sur scène.
Et ça change tout.

Car derrière chaque choix de mot, chaque tournure, se cache une prise de position culturelle et éthique.
Traduire un mot genré ? Un terme politiquement chargé ? Une insulte, une prière, une référence historique ? Ce sont des décisions qui nécessitent autant de finesse que de responsabilité.

💡 Les festivals commencent à ouvrir des espaces de discussion sur ces dilemmes… mais ce sont encore des niches dans le programme global.


🎯 3. La visibilité des traducteur·rices évolue, mais lentement

👉 Peu de gens savent que certains livres primés en France ou à l’étranger ont été traduits… sans qu’on n’en cite jamais le nom du ou de la traducteur·rice dans les médias.

👉 Dans les salons, beaucoup de stands présentent des livres traduits sans mentionner qui les a rendus lisibles pour le public local.

⚠️ Même si les Assises d’Arles font un travail de fond formidable sur la reconnaissance du métier, le combat pour la visibilité est encore à mener dans les autres événements littéraires, en France et à l’étranger.


🌱 Ce que vous pouvez faire (et que les festivals devraient encourager)

✅ Citer systématiquement les traducteur·rices
✅ Leur donner la parole sur scène, dans les ateliers, dans les conférences
✅ Valoriser leur travail dans les supports de communication
✅ Leur permettre de parler de leurs choix, de leurs doutes, de leur créativité

Parce qu’au fond, traduire, c’est écrire. Et comme toute création, cela mérite d’être vu, reconnu, célébré.

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